Le deuil vécu par l’enfant

Elodie BENMAHDI
Psychopraticienne

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En parler avant :

Le concept de la « mort » chez l’enfant reste flou. Cette comprehension se développe avec la progression de son intellect. Il est prérérable d’en discuter avec son enfant avant même qu’un décès ne survienne. Avant 9 ans, l’enfant ne réalise pas la « permanence » de la mort.

Accompagner son enfant :

Ne pas l’isoler ou lui cacher ce qu’il se passe. Il faut lui laisser le temps de digérer l’information. Demandez lui s’il a des questions ? (il n’ose peut être pas). Proposez lui votre écoute. Acceptez de partager des émotions avec lui. Ne comparer pas vos réactions. Rassurez le face à votre propre tristesse, dites lui que c’est normal.

Faites-le dessiner, écrire, parler de ses émotions. S’il souhaite être présent au cérémonial de deuil, laissez-le faire, accompagner le. Ne pas enjoliver la mort par un vocabulaire comme : « endormi, parti, envolé… ». Il pourrait attendre « le réveil, le retour » du défunt.

Tenir compte de certains facteurs :

L’âge de l’enfant, les circonstances du décès, sa personnalité et le degré de relation entre lui et le défunt.

Réaction possible de l’enfant :

Les tristesses et les pleurs : une facon dévacuer tout ce qu’il a du mal à verbaliser. Pleurer est une excellente chose, il faut le rassurer et lui parler de la normalité et la necessité de s’accorder le droit de pleurer.

Le refus et le déni : Il faut laisser à toute personne, surtout à un enfant le temps d’accepter. Dans le cas où cela persiste, quelques consultations vers un professionnel spécialisé l’aidera dans la conceptualisation de la « mort ».

La colère contre le défunt et la culpabilité : cette situation peut réveiller chez l’enfant un sentiment d’abandon.

La non réaction et le soulagement : parfois l’enfant a accompagné son parent le temps d’une longue maladie et a fait face a beaucoup de douleurs physiques de la part du défunt.

Les cauchemars et la peur du noir : ce pourquoi il est important de ne pas dire du défunt qu’il s’est « endormi ». Pour un enfant, tout le monde va s’endormir tous les soirs. Pour lui, ses parents se réveilleront ils alors ?

L’anxiété et la somatisation : votre enfant peut être inexpressif et son corps parle pour lui. Il somatise « maux de tête, maux de ventre, problème cutané, manque d’appétit, agressivité, repli sur soi, crise d’angoisse inexpliquée et une perte de motivation… »

Réactions favorables du parent :

  • être à son écoute
  • ne pas lui mentir
  • répondre à ses questions
  • le laisser participer s’il est en demande
  • utiliser le mot « mort »
  • continuer votre routine : repères fondamentaux dans la vie structurelle de l’enfant
  • se faire aider par un professionnel

Quand doit on s’inquiéter ?

  • si votre enfant change de comportement (excessif, inhabituel)
  • s’il a envie de mourir, de rejoindre le défunt
  • si des peurs incontrolées s’intallent
  • s’il s’isole, tombe dans le mutisme.

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Le harcèlement : Chroniqueuse chez Studiozef – protection de l’enfance
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