Programme E.V.A.R.S

Elodie BENMAHDI
Psychopraticienne

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evars

Le programme EVARS est applicable au sein de nos établissements scolaires.

De la maternelle au lycée, le gouvernement s’est enfin mis d’accord sur un projet de prévention et d’information concernant l’éveil a l’apprentissage de la vie affective et sexuelle.

En 2010 seulement, la loi du 8 février oblige une et une seule séance annuel sur les violences sexuelles et intrafamiliales autrement dire qu’il ne fallait pas être absent ce jour-là : car 1 et 1 seule.
Ces mesures ne suffisent pas, la pédophilie, la pédocriminalite, les agressions sexuelles ne font qu’augmenter. Ce pourquoi en 2016 un bilan national est effectué. Il indique que deux jeunes sur 3 n’ont  jamais eu ce cours. En clair : du vent, du temps perdu, mais un taux des violences qui ne cessent d’accroître.
En 2018 une obligation de sensibilisation pour le personnel enseignant et rédigé sur les violences sexistes et sexuelles. Enfin ! parceque c’est bien beau de pondre des programmes avec de jolies phrases, mais sans être formé pour délivrer leurs contenus cela peut être contre productif.
A nouveau malgre cette demande d’État en 2022 :  25 % des  des établissements admettent que jamais ils n’ a été mis en place.
Nous sommes en 2022, il y 3 ans …. On était en 2022 sur un chiffre qui voisine les 87 019 victimes de violences sexuelles, agressions sexuelles, harcèlements sexuels. A savoir qu’à ce chiffre 57 pourcents des victimes sont des mineurs. 
Dès lors un nouveau comité se forme, composé d’inspecteur généraux, territoriale du premier et second degré, des professeurs, formateurs, des conseils pédagogiques, des sociologues, des médecins.
Un premier bilan et rendu public le 5 mars 2024. Il est accueilli de façon très négative par la société, et les parents d’élèves.
Il repart en écriture, retravaillé, il est présenté en février 2025 pour être en place à la rentrée 2025 2026 dans tous les établissements de France.
Au sein du comité, ce programme a été voté favorablement 60 voix pour 0 contre.

Quels sont les objectifs de ce programme ?

Aborder avant 4 ans en petite section :
Connaître son corps comprendre ce qu’est l’intimité.
Apprendre à exprimer son accord où son refus. (j’imagine là qu’on parle de consentement).
Alors avant 4 ans j’aurais aimé que sois détaillée les outils pédagogiques mais il n’ en ai rien. 
Apprendre à envisager et à respecter le refus de l’autre. »Non, c’est non ».
Apprendre et comprendre l’égalité entre les filles, les garçons et la liberté.
Donc beau programme, mais avant 4 ans sur la compréhension et l’apprentissage, j’émets en tant que thérapeute spécialisée dans les trauma quelques doutes sans présentation d’outils pédagogiques parce qu’on est sur du 3 ans, je le rappelle 1ere année d école, de sociabilisation, d’acquisition à la propreté bref, déjà sacrément d’ info pour nos petits bouts.

A partir de 4 ans moyenne section :

Connaître son corps et identifier les émotions.
Identifier une personne de confiance pour parler, un adulte, un ami.
Apprendre à faire appel à quelqu’un de confiance. « Vivre » l’égalité entre les filles et les garçons. Aborder la normalité qui devrait exister entre les filles et les garçons serait un terme plus juste.
Découvrir les différentes structures familiales et les respecter. Alors pour travailler avec les familles au quotidien le mot  » et les respecter » je le mets sous réserve d’une structure familiale saine pour l’enfant.

En grande section à 5 ans :

Connaître son corps, ses émotions, ses sensations. Identifier différents types de sentiments dans ta relation à l’autre. Découvrir les ressemblances et la différence entre les autres et soit . Respecter les autres et les différences.

En primaire CP :

Connaître son corps, comprendre ce qu’est l’intimité. Comprendre la diversité des émotions et des sentiments.
Comprendre la nature la fonction le sens des liens familiaux.
Alors en CP moi qui est plein de patient de cet âge là avec les destructions familiales, les recompositions après divorce, les mises en couple chacun chez soi, mais famille quand même, nouvelle grossesse pas du même parent parfois, parent dévoilant une homosexualité inattendue… Je ne sais pas combien d’heures ils ont prévu sur le sujet parcequ’en vrai, en thérapie croyez moi ces petits bouts de chou de 6 ans ont besoin de plusieurs séances pour comprendre et trouver leur place dans leur propre mécanique familiale.

En primaire CE1 :

Grandir, avoir une bonne connaissance, une estime de soi, protéger son intimité. Comprendre les différentes emotions affectives sociales et légales dans une relation humaine, promouvoir des relations égalitaires, repérer des discriminations, notamment de genre.
En milieu scolaire, je pense qu’il faut de toute façon avec un discours globale sur toute discrimination ce qui évitera bien des situations de harcèlement scolaire
On nous dit que pour ce faire les objets, des activités pour des séances d apprentissages sont proposées aux enseignants. On n’aura pas de détail concret. Tout est quand même, vous le remarquerez ,très mystérieux.

Au collège :

Là, on passe un cap sans transition. Appeler la sexualité comme une réalité complexe pouvant faire intervenir le plaisir, l’amour, et la reproduction.

Les notions les compétences sont définit comme t-elles :
Envisager les différence aspect de la sexualité personnelle, Interpersonnelle, les différentes parties du corps, les représentations et les modèles sociaux pour impliquer l’amour le plaisir la reproduction. Bon, alors là, il faut digérer cette phrase. Je vous avoue en chercher encore le sens exact.
Comprendre à identifier et apprendre à gérer ses émotions.
Connaitre le bénéfice de dépistage médical en santé sexuelle contre les maladies sexuellement transmissibles et la contraception.
ça  ce n’est  pas nouveau, c’est déjà en place, c’est sur une matinée (perso, mes enfants m’ont toujours dit que c’était du vent.)
Développer sa capacité à faire des choix responsables. Un peu de notion moralité il était temps,  au vu du comportement de certains de nos collégiens à l’heure actuelle, peut-être que le thème des responsabilités de chacun peut être aborder un peu avant.
Les propositions d’activités sont les suivantes pour les professeurs :
Reconnaître la variété des termes et des niveaux de langage associer à la sexualité.
Repérer les différents sentiments, les différentes émotions en lien avec la sexualité.
Apprendre à gérer ses émotions, comprendre leurs importances pour développer des relations de qualité.
Expliquer les différentes sortes d’informations sur la santé sexuelle et leur fonctionnement (ex: l’infirmerie scolaire)
Là j’avoue, je me régale, les parents me comprendront, dans chaque établissement scolaire, il n’y a pas une infirmière présente . C’est même rare.
De la maternelle au lycée le programme EVRAS tant à dire qu’il faut parler : du consentement, de l’égalité, contrôler les discriminations,  le harcèlement,d’amener une connaissance scientifique de son corps à la puberté et de sa sexualité.
En revanche, il n’est pas prévu d’intervention d’association. C’est l’enseignant qui a travers des lectures transmettra ce projet.

La thérapeute que je suis voit ce programme comment ?

Malheureusement pas vraiment dans les priorités actuelles. Les violences sexuelles intrafamiliales j’en ai dans mon cabinet est des l’âge de 4 ans !
Des violences sexuelles d’enfants sur un enfant aux sein d’une même école j’en ai à partir de 4 ans !
Je ne cesse de répéter aux établissements scolaires que les toilettes sont des lieux de danger non surveillé que ce soit en primaire au collège et au lycée, que certains harcèlements aboutissent sur des abus sexuels dans les toilettes commis par des petits groupes plus particulièrement dans les toilettes chez les garçons.
Je trouve dommage que dans ce programme qu’aucune réunion d’information soit dirigé vers les parents. Leur expliquer également qu’ils ont des droits mais aussi des devoirs. Que les enfants nécessite écoute, surveillance, respect et protection. Le problème de l’éducation sexuelle doit être  pris en charge au sein même des familles. Qu’on lève les omertas, que les silencieux parle pour éviter les répétitions générationnelles pour éviter que l’on banalise ces violences.
L’école fait ce qu’elle peut, le fait-elle bien?  Ce n’est pas à moi d’en juger. Elle essaye. Elle propose trop timidement sûrement. La situation est grave.
« OUI », il faut faire intervenir des représentants de justice, expliquer aux lycée la loi, les conséquences d’ un crime , le bien et le mal.
Un adolescent sur deux dans ma patientèle ne connaît pas la différence entre le bien et le mal.
Ce n’est pas seulement une éducation scolaire sur laquelle nous devons compter !
C’est un travail d’éducation parental. Depuis des milliers d’années, nous éduquons nos filles à faire attention, à repérer les signes de vigilances. Il est peut-être temps d éduquer nos garçons au respect de la femme. 
Tant de choses sont dites à la télé et pourtant rien ne bouge. Les violences s’accentuent, elles sont de plus en plus dramatiques de plus en plus monstrueuse. De plus en plus silencieuses, car les victimes ne croient plus en la justice. La justice reste sourde à ce qui se passe.
Peut-être, même sûrement, c’est à nous adulte, parents citoyens célibataire ou non de prendre la parole pour  lutter, crier notre colère contre les violences qui montent en France.
Elodie BENMAHDI, psychopraticienne TSPT
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