Où commence l’addiction ? Comment la mesurer ? Quelles sont-elles ?
L’adolescence est la période la plus propice au développement de comportements addictifs :
Plaisir de nouvelle découverte, appartenance à un groupe, souffrance d’enfance traumatique…
Les signes de l’addiction :
Un absentéisme régulier au travail – école, un désinvestissement ou un manque de ponctualité, fortes variations d’humeur, une irritabilité, propos incompréhensibles et incohérents, des problèmes d’élocution, troubles de la mémoire et de la concentration, isolement…
La prise en charge d’une addiction est un travail d’équipe.
Elle repose le plus souvent sur l’association d’une prise en charge psychologique individuelle avec parfois le besoin d’un traitement médicamenteux selon l’addiction.
La psychothérapie est nécessaire dans l’accompagnement du sevrage et la gestion du manque, de la frustration causée.
Le tabac
Le tabac est la première substance psychoactive consommée en France et touche les plus jeunes. Un collégien sur cinq (21 %) a déjà expérimenté la cigarette.
Le cannabis
On estime que 1 consommateur de cannabis sur 11 (9 %) développera une dépendance.
Les consommateurs doivent fumer des quantités de plus en plus élevées, jusqu’à en devenir dépendants, à la fois physiquement et psychiquement. Les individus dépendant ont le besoin régulier, voire constant, de consommer pour être sous l’effet du cannabis.
L’alcool
L’alcoolisme concerne environ 23,7% de la population (de 18 à 75 ans) ces consommations à risque sont davantage le fait des hommes (33,5% d’entre eux) que des femmes (14,9%).
Le smartphone
Une addiction qui touche les jeunes ! En 2020, on estime que 43,5 % des utilisateurs déverrouillent leur téléphone entre 51 et 100 fois par jour, et on imagine que, depuis, ce pourcentage ne fait qu’augmenter.
Les jeux-vidéos « le gaming disorder »
En particulier entre 15 et 34 ans, 15.2% présentent un usage problématique (addictif) des jeux vidéo, tandis que 8.2% d’entre eux présentent un usage symptomatique.
Ce sont majoritairement les jeunes qui sont les plus exposés à l’addiction aux jeux vidéo. C’est dû au fait que leur cerveau est encore immature, en développement. Addiction rapide elle peut être rassurante pour l’adolescent (vie imaginaire, isolement sécuritaire, sentiment de tout puissance, sans confrontation à l’estime de soi, anonymat…)
Le traitement de l’addiction aux jeux vidéo passe par une prise en charge psychologique à l’aide le plus souvent d’une thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Le but du traitement est de réduire et de contrôler le temps de jeu, l’abstinence n’étant en général pas réaliste.
Les jeux d’argent
Environs 6% des joueurs ont des pratiques problématiques, soit 1 million de joueurs à risque modéré et 370 000 joueurs excessifs.
L’addiction sexuelle
Elle concernerait entre 3 % et 6 % de la population française sexuellement active.
L’addiction ou dépendance sexuelle est une pathologie complexe et invalidante caractérisée par une préoccupation disproportionnée pour le sexe ou l’activité sexuelle.