Fêtes de fin d’année et dépressions

Elodie BENMAHDI
Psychopraticienne

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depression

Comment le cerveau analyse t-il les fêtes de fin d’année ? Pourquoi ce « blues » ? Cette anxiété ? Cette morosité ?

1 : l’image du bonheur et le regroupement familial.

Malheureusement, nous sommes nombreux à vivre des traumatismes familiaux qui nous impose une solitude volontaire ou non.

Un deuil, une rupture familiale suite à des violences intra-familiale, un inceste révèlée nous a amputé d’une partie entière familiale. les rassemblements familiaux accentuent cette vérité, la fait ressurgir et ouvre la porte traumatique des « mauvais souvenirs ». Beaucoup se sentent dans l’obligation de répondre à une demande « parentale » de regroupement à un événement festif sociétale. On observe dès décembre des étudiants, lycéens, collégiens être « sur les nerfs, à fleurs de peau ».

Les situations familiales sont toutes différentes : divorce (passer noêl sans l’un des deux parents), inceste non révélé (revoir son agresseur et devoir sourire pour faire face), la violence conjugale (excès d’alcool déjà présent dans certains couples de façon addictive), date de rappel douloureux (un deuil, mamie ou mon frère ne sera pas à notre table cette année) … Tant de raison qui réveille des traumatismes enfouis non traités qui nous envahissent tous les jours.

la peur, la tristesse, la nostalgie, l’angoisse, la culpabilité prennent le dessus.

2 : la routine est perturbée.

La préparation des fêtes chamboule notre quotidien et perturbe notre équilibre émotionnel déjà en surcharge. Cela peut entraîner des troubles de l’humeur, des conflits et la transmission de stress qui fait effet boule de neige au sein de la famille.

3 : la fatigue de fin d’année.

Bilan de l’année écoulée, parfois le constat est difficile et douloureux. Echecs, décisions, obligations que nous n’avons pas pu verbaliser et qui nous amène vers un « burn-out » émotionnel. Nos sentiments de frustration peuvent apparaître « j’aurais du… », ou de regret « je n’ai pas pris le temps de … ». Décembre, nous sommes tous privés de lumière : ciel gris, grand froid, nous voyons moins nos amis, nos voisins, tout le monde hiberne chez lui après le travail avec très peu de motivation pour se sociabiliser.

4 : on perçoit de plus en plus un stress « financier » dans beaucoup de foyers.

Fêter dignement et gatêr nos enfants devient un challenge pour beaucoup d’entre nous. La surconsommation et l’évolution de la société en sont les causes. « être à la hauteur » des attentes de nos enfants pour les cadeaux devient pour beaucoup une grande pression. Cela nous met face à un réel souci économique qui nous évoque frustratition, culpabilité, découragement.

TOUT CELA AUGMENTE LE SYNDROME DEPRESSIF : 3 millions de Français ont souffert d’une dépression en 2024

La dépression touche davantage les femmes que les hommes, souvent expliquée par la surcharge mentale.

La dépression se définit en 3 stades :

1- léger – 2 -modéré – 3- sévère

Que votre dépression soit saisonnière, névrotique, traumatique, réactionnelle, il est préférable de consulter un médecin et de s’investir dans un accompagnement thérapeutique pour en sortir et éviter la récidive. La guérison d’une dépression n’est pas une affaire de « volonté ». Il est necessaire d’être accompagnée par une équipe spécialisée.

 

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